Le Dry January touche à sa fin et le bilan est sans appel : les Français qui ont relevé le défi ont réalisé des économies significatives. En renonçant à l’alcool pendant un mois, les participants ont économisé en moyenne 85,2 euros, selon les données de l’application TryDry. Ce défi, suivi par près d’un Français sur quatre cette année, soit environ 17 millions de personnes, a démontré son impact au-delà des bénéfices pour la santé.
L’alcool représente une dépense souvent sous-estimée. L’INSEE estime que les ménages français consacrent en moyenne 707 euros par an aux boissons alcoolisées, un budget bien supérieur aux 476 euros dédiés aux boissons non alcoolisées. La tendance est néanmoins à la baisse depuis plusieurs décennies. En 1960, l’alcool représentait 77,6 % des dépenses en boissons contre 59,7 % en 2018.
L’arrêt de la consommation d’alcool peut générer des économies considérables selon les habitudes de chacun. Une étude réalisée en 2022 par MoneyTransfers.com estimait qu’une personne consommant deux pintes de bière par jour à six euros pouvait économiser jusqu’à 4 000 euros par an. Pour ceux qui préfèrent le vin, avec une consommation moyenne de deux verres à trois euros, l’économie annuelle atteindrait 2 016 euros.
Les disparités régionales jouent également un rôle. En Occitanie, où la culture viticole est profondément ancrée, la dépense hebdomadaire moyenne pour l’alcool consommé à domicile est de 15,9 euros, contre 10,8 euros en Île-de-France. Ces écarts influencent les gains potentiels pour ceux qui ont participé au Dry January.
Au-delà des aspects financiers, la perception de l’alcool évolue en France. Un sondage OpinionWay, publié ce 30 janvier, révèle que 20 % des Français ne boivent jamais de vin. Cette abstinence est particulièrement marquée chez les jeunes : plus d’un quart des 18-24 ans déclarent ne jamais en consommer. Le prix du vin est d’ailleurs cité par 48 % des consommateurs comme un frein à sa consommation, tandis que 50 % des sondés réclament plus de transparence sur les méthodes de production et les engagements environnementaux des producteurs.
Le Dry January a mis en lumière les bénéfices d’une consommation d’alcool réduite, aussi bien sur le plan de la santé que sur celui du budget. Avec des outils comme TryDry ou EasyQuit, il est désormais possible de mesurer concrètement les économies réalisées, le nombre de verres évités et même les calories préservées. Une tendance qui pourrait s’installer durablement dans les habitudes des Français.