La caisse Artac, invention tactique d’un Cherbourgeois, vise les armées européennes
La caisse Artac, invention tactique d’un Cherbourgeois, vise les armées européennes

À seulement 26 ans, Killian Pezet, originaire de Cherbourg et ancien militaire de l’armée de l’Air, est à l’origine d’une innovation qui suscite un intérêt croissant au sein des forces armées françaises et européennes. Sa création, baptisée caisse Artac — pour « armurerie tactique » — est un atelier mobile de réparation d’armes et de drones, compact, résistant et conçu pour accompagner les soldats en opération. Le projet est né sur le terrain, au Sahel, alors que le jeune armurier constatait l’absurdité logistique de devoir faire rapatrier des soldats pour des réparations qui ne prenaient que quelques minutes. Trois ans plus tard, la sixième version de sa caisse, industrialisée en Bretagne, s’apprête à être présentée à l’Otan.

Une solution de terrain pensée par le terrain

Fruit de plusieurs années de tests, d’améliorations et de retours d’expérience, la caisse Artac est aujourd’hui décrite comme un concentré d’innovation tactique. Réalisée avec des matériaux légers et ultrarésistants, elle permet de transporter outils, pièces détachées, et même une imprimante 3D embarquée pour fabriquer sur place les composants nécessaires à la remise en état d’un équipement. Pensée pour durer, elle a été éprouvée dans des conditions extrêmes, y compris en aérolargage, et testée par les unités les plus exigeantes. Déjà adoptée par une trentaine d’unités spécialisées de l’armée de l’Air, elle n’a pas encore été généralisée aux autres corps, ce que regrette son inventeur, persuadé de son utilité notamment pour l’armée de Terre.

Un magnifique film promotionnel

Pour appuyer son projet, Killian Pezet n’a pas hésité à produire un clip promotionnel digne d’un film d’action, mobilisant commandos, drones et un avion C-130. Un outil marketing aussi musclé que sa création, destiné à convaincre au-delà des frontières. L’armée de l’Air doit désormais présenter la caisse Artac à l’Otan, dans l’espoir d’en faire un standard auprès des armées européennes. Alors qu’il s’apprête à quitter les rangs après huit ans de service pour rejoindre Naval Group à Cherbourg, Killian Pezet reste profondément attaché à son parcours militaire. Il continuera de servir comme réserviste et espère contribuer, à sa manière, à moderniser les moyens techniques mis à disposition des soldats. Pour lui, la guerre de demain sera technologique, et sa caisse, conçue pour permettre de « construire ou réparer un drone n’importe où », répond déjà aux besoins à venir.

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