À l’approche de l’élection présidentielle, Jean-Noël Barrot hausse le ton face aux risques d’ingérences étrangères. Sur BFMTV, le ministre des Affaires étrangères a averti ceux qui chercheraient à manipuler le débat public français : « On vous voit. Vous n’y parviendrez pas. Ce ne sera pas sans conséquences. »
Le ministre estime que la France doit désormais sortir de toute « naïveté » face aux méthodes employées par certains États ou réseaux étrangers : propagande, faux comptes, financements opaques, contenus générés par intelligence artificielle, cyberattaques, intimidation ou encore sabotage. Selon lui, ces tentatives devraient se multiplier à mesure que la présidentielle approchera.
Xenia Fedorova directement visée
Jean-Noël Barrot est également revenu sur le cas de Xenia Fedorova, visée fin juillet par un arrêté d’expulsion. « À ceux qui, comme elle, chercheraient à saper les fondements de notre démocratie, je dis qu’ils ne sont pas les bienvenus en France », a-t-il déclaré.
Le chef de la diplomatie française insiste toutefois sur la distinction entre une opinion politique, même critique du gouvernement, et une ingérence étrangère. « Une opinion cherche à convaincre par des arguments », a-t-il rappelé, tandis que l’ingérence viserait, selon lui, à peser de l’extérieur sur « notre liberté de choix ».
Pour Jean-Noël Barrot, la lutte contre ces opérations doit désormais devenir une véritable « hygiène démocratique », avec une vigilance accrue des institutions françaises à l’approche du scrutin de 2027.

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