« Gourou » - Pierre Niney joue un coach de vie qui dérape
« Gourou » - Pierre Niney joue un coach de vie qui dérape

À l’affiche le 28 janvier, « Gourou » marque les retrouvailles de Pierre Niney et Yann Gozlan, déjà associés sur « Boîte noire » et « Un homme idéal ». Cette fois, le réalisateur plonge l’acteur dans la peau d’un coach en développement personnel dont l’ascension, dopée par l’enthousiasme des foules, finit par l’entraîner dans une spirale inquiétante.

Un personnage pensé comme sincère, puis grisé par sa popularité

Yann Gozlan insiste sur l’idée de départ : montrer un homme qui ne se voit pas comme un prédateur. « Au départ, il croit sincèrement qu’il peut aider les gens », explique-t-il à 20 Minutes, revendiquant un personnage « plus naïf que manipulateur ». Le film suit ainsi un coach charismatique qui gagne en influence au point de basculer, ce qui permet à Pierre Niney de traverser plusieurs registres de jeu, entouré notamment de Marion Barbeau, Anthony Bajon, Christophe Montenez et Holt McCallany.

Pour le réalisateur, l’ambivalence de son acteur est un moteur du projet. « Ce que je trouve hyperintéressant avec Pierre, c’est qu’il n’est pas d’une seule couleur », confie Yann Gozlan à 20 Minutes, évoquant une présence à la fois lumineuse et plus sombre, idéale pour faire glisser le récit vers le suspense.

Une immersion dans l’univers des “séminaires” et de l’influence en ligne

Le point de départ vient de Pierre Niney, raconte Yann Gozlan : « À l’origine, il avait envie de faire un film centré autour de la figure d’un grand orateur », avant que l’équipe n’oriente le sujet vers ces coachs « boostés par Internet » et capables de remplir des salles, détaille-t-il à 20 Minutes. Le scénariste Jean-Baptiste Delafon a accompagné le cinéaste sur le terrain, notamment lors de séminaires, afin de nourrir le réalisme du personnage.

Ces repérages ont marqué Gozlan : « On a découvert ces grands rassemblements de trois cents personnes (…) dans des grandes salles où il n’y a pas de fenêtres », raconte-t-il à 20 Minutes, ajoutant : « Je ne savais pas que ça existait en France. » Le film s’appuie sur cette mécanique d’adhésion collective, que le réalisateur résume par une idée directrice : « Le Mal arrive rarement à visage découvert (…) il prend souvent l’apparence du Bien », souligne-t-il, pour expliquer comment la promesse d’aide peut se transformer en emprise.

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