Des parlementaires américains cherchent à rassurer Copenhague après les menaces de Trump sur le Groenland
Des parlementaires américains cherchent à rassurer Copenhague après les menaces de Trump sur le Groenland

Une délégation bipartite de parlementaires américains s’est rendue à Copenhague et au Groenland pour réaffirmer le soutien du Congrès aux autorités danoises et groenlandaises, malgré les déclarations du président Donald Trump évoquant la possibilité d’une prise de contrôle de l’île arctique.

Conduite par le sénateur démocrate Chris Coons, la délégation devait rencontrer la Première ministre danoise Mette Frederiksen ainsi que le chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen. Les élus ont insisté sur la nécessité de resserrer les liens avec les alliés dans un contexte d’instabilité internationale croissante.

Le président Trump soutient que le Groenland est vital pour la sécurité des États-Unis en raison de sa position stratégique et de ses ressources minérales, et n’a pas exclu le recours à la force pour en prendre le contrôle. À la demande du Danemark, plusieurs pays européens ont récemment dépêché un contingent militaire limité sur l’île afin de renforcer la présence de l’OTAN dans l’Arctique.

Un envoyé spécial de la Maison-Blanche pour le Groenland, Jeff Landry, a déclaré qu’une visite était prévue en mars et qu’un accord restait possible, estimant que la position américaine avait été clairement exposée à Copenhague.

Des élus démocrates ont toutefois mis en garde contre l’impact de cette rhétorique sur l’Alliance atlantique. La sénatrice Jeanne Shaheen a estimé que ces menaces risquaient d’affaiblir l’OTAN et de servir les intérêts de la Russie et de la Chine, tout en affirmant croire que « la raison l’emportera » compte tenu du large soutien bipartisan au Congrès en faveur de la relation américano-danoise.

La délégation comprenait également des sénateurs républicains, signe d’une opposition transpartisane à toute annexion du Groenland. À Copenhague, le drapeau groenlandais a été hissé sur le bâtiment du Parlement danois, Christiansborg, en symbole de solidarité, tandis que des manifestations de soutien étaient annoncées au Danemark et à Nuuk.

L’idée d’acquérir le Groenland, déjà évoquée par Donald Trump en 2019, continue de susciter des résistances à Washington. Plusieurs élus, républicains comme démocrates, soutiennent des initiatives visant à limiter les pouvoirs du président en matière d’usage de la force, dans un contexte où l’opinion publique américaine demeure largement opposée à toute annexion militaire de l’île.

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