assurance-vie-pourquoi-faut-il-vite-faire-son-rachat
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La collecte nette de l’assurance vie a enregistré une performance impressionnante en septembre 2024, atteignant 2,5 milliards d’euros, soit la deuxième meilleure performance pour ce mois en quinze ans. Cette collecte est en grande partie due à l’attractivité des unités de compte (UC) et à une remontée des fonds en euros. Depuis le début de l’année, l’assurance vie a attiré 21,3 milliards d’euros de dépôts nets, atteignant ainsi un encours record de 1 977 milliards d’euros, soit une hausse de 5,4 % sur un an.

Le mois de septembre 2024 s’est également illustré par un bond des cotisations, s’élevant à 12,3 milliards d’euros, soit une hausse de 10 % par rapport à l’an passé. Les prestations (rachat ou versement en cas de décès) ont, de leur côté, baissé de 12 % pour atteindre 9,8 milliards d’euros, renforçant ainsi la collecte nette.

Les Plans d’Épargne Retraite (PER) ont également profité de cette dynamique : les cotisations sur les PER assurantiels ont grimpé de 20 % sur un an, atteignant 918 millions d’euros en septembre. La collecte nette mensuelle pour les PER s’élève à 674 millions d’euros, portant la collecte annuelle à 5,223 milliards d’euros, en progression de 969 millions d’euros par rapport à l’an passé.

Réformes fiscales : assurance vie sous surveillance

L’assurance vie, qui attire près de 19 millions de ménages français, échappe pour l’instant à une réforme fiscale qui suscite des débats au Parlement. Le député MoDem Jean-Paul Mattei avait proposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, visant à aligner la fiscalité des transmissions d’assurance vie sur celle des droits de succession en ligne directe avec des taux progressifs allant jusqu’à 45 %. Cet amendement a finalement été rejeté, soulageant de nombreux épargnants.

Cependant, un autre amendement, initié par la députée Véronique Louwagie, a été adopté par le Parlement et inquiète les professionnels du secteur. Il prévoit une possibilité de transmission anticipée sans droits pour les primes versées avant le 1er octobre 2024 par les assurés ayant atteint 70 ans avant le 31 décembre 2025, dans la limite de 152 500 euros par bénéficiaire. Cette mesure exceptionnelle, applicable uniquement en 2025, pourrait encourager des rachats massifs et entraîner une instabilité de l’épargne à long terme, selon le directeur général de France Assureurs, Paul Esmein.

L’évolution de ce dispositif reste incertaine, le gouvernement pouvant encore décider de recourir à l’article 49-3 pour imposer sa version définitive du budget.

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