Sauver les marques Brandt : la métropole d'Orléans avance une offre pour éviter une vente à l’étranger
Sauver les marques Brandt : la métropole d'Orléans avance une offre pour éviter une vente à l’étranger

Orléans Métropole a déposé une offre de rachat visant les actifs de Brandt, ex-géant français de l’électroménager placé en liquidation il y a un mois et demi. L’initiative, révélée par l’AFP, intervient alors que la date limite de dépôt des candidatures à la reprise des usines et des marques (Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich) expirait jeudi.

Le président de la métropole et maire d’Orléans, Serge Grouard, assume une démarche avant tout défensive : empêcher que ces marques historiques ne soient cédées à des repreneurs étrangers. Il précise toutefois que l’offre est « sous condition » et tomberait si un acteur français se positionnait pour reprendre ces marques dans le cadre d’une entreprise française.

Un rachat encore à valider politiquement et financièrement


Le montant envisagé (au moins 300 000 euros) doit encore être voté par le conseil métropolitain le 5 février. Cette offre s’inscrit dans un contexte social sensible, Brandt comptant près de 700 salariés avant sa liquidation, dont 350 sur le site d’Orléans et 95 à Vendôme

Deux projets de reprise avaient déjà été rendus publics. La start-up bretonne EverEver, spécialisée dans l’électroménager durable, souhaite reprendre le site de Vendôme et une partie des actifs, mais ses capacités de financement suscitent des interrogations, malgré une levée de fonds participative lancée récemment. De son côté, l’homme d’affaires Stephan Français, à la tête de Thomson Computing, a proposé de reprendre l’usine d’Orléans en élargissant l’activité vers des produits informatiques.

Le dossier reste étroitement suivi par le gouvernement : auditionné au Sénat, le ministre délégué à l’industrie Sébastien Martin a assuré que Bercy restait mobilisé, tout en rappelant que l’argent public devait être engagé « à bon escient ».

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