Le conseil de prud’hommes de Paris a condamné EDF à verser 250 000 euros à un ancien cadre des centrales nucléaires de Chooz et Paluel, mis à la retraite d’office en mars 2024, selon un jugement du 30 janvier consulté par l’AFP. La juridiction a requalifié cette mise à la retraite en « licenciement nul », estimant la décision « infondée ».
Outre cette somme, EDF a été condamné à lui verser plus de 68 000 euros au titre d’indemnités de congés payés et de fin de contrat. L’ancien salarié, embauché en 1998, affirmait avoir été harcelé, mis à l’écart et finalement écarté après avoir dénoncé des faits de harcèlement moral et des pressions visant, selon lui, à minimiser des écarts de sûreté nucléaire.
Un contentieux sur fond d’accusations de harcèlement et d’alerte interne
EDF a pour sa part invoqué des « fautes et insuffisances » de son salarié. Dans ce dossier, la cour d’appel de Reims avait déjà condamné le groupe en novembre 2024 pour harcèlement moral, accordant 10 000 euros de dommages et intérêts à l’ancien cadre.
Le salarié se présente comme un lanceur d’alerte, estimant que ses difficultés sont liées à ses rapports sur la sûreté dans plusieurs centrales. Contactée, la direction d’EDF n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.