La filiale de Capgemini travaillant avec l'ICE mise en vente
La filiale de Capgemini travaillant avec l'ICE mise en vente

Sous pression depuis plusieurs jours, Capgemini enclenche une sortie rapide du dossier explosif. Le groupe français de services numériques a annoncé la mise en vente de sa filiale américaine impliquée dans des prestations sensibles, sur fond de polémique autour de la politique migratoire menée outre-Atlantique avec l’ICE.

Une activité jugée incontrôlable

Dans un communiqué, l’entreprise justifie cette décision par les contraintes juridiques propres aux contrats fédéraux américains, notamment lorsqu’ils touchent à des opérations classifiées. Capgemini estime ne pas être en mesure d’y exercer une supervision suffisante, et affirme donc lancer immédiatement le processus de cession après la tenue d’un conseil d’administration exceptionnel.

La controverse a été ravivée par des révélations relayées en France, accusant la filiale d’avoir fourni des outils utilisés par la police fédérale de l’immigration. Dans un contexte de durcissement des expulsions et de chasse aux migrants, la présence d’un acteur français dans cette chaîne technologique a suscité l’indignation de responsables politiques et syndicaux.

Capgemini insiste sur le poids limité de l’entité concernée, qui ne représenterait qu’une part marginale de son chiffre d’affaires mondial. Mais le groupe, coté au CAC 40 et présent dans une cinquantaine de pays, semble vouloir éviter que l’affaire ne fragilise davantage son image : il indique par ailleurs que le contrat controversé attribué en décembre faisait déjà l’objet d’un recours.

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