À Gaza, les banques rouvrent… mais les coffres sont vides
À Gaza, les banques rouvrent… mais les coffres sont vides

Alors que le cessez-le-feu apporte enfin un calme fragile après deux années de guerre, les habitants de Gaza découvrent une autre forme de désespoir : les banques qui viennent de rouvrir sont vides.

Dans les rues de Gaza, de longues files d’attente s’étirent devant les établissements financiers. Les habitants patientent des heures, parfois des jours, pour tenter de retirer quelques billets, mais la plupart repartent les mains vides. Les transferts d’argent liquide vers l’enclave restent bloqués par Israël, provoquant une pénurie sévère de devises.

« Les gens ont survécu aux bombardements, mais maintenant ils ne peuvent même plus acheter du pain », confie un habitant au bord des larmes. Faute d’argent frais, certaines banques ont resorti des billets usés ou partiellement brûlés, tandis que des employés tentent de les réparer à la main.

Cette crise financière ouvre la voie à une nouvelle économie parallèle : celle des profiteurs de guerre. Certains vendent des dollars ou des shekels à des taux exorbitants, d’autres exigent des commissions sur les retraits. Les plus pauvres, eux, se tournent vers le troc ou la solidarité de voisinage.

Si les armes se sont tues, la population reste prisonnière d’un système économique asphyxié. Les ONG et les agences humanitaires appellent Israël à autoriser rapidement le transfert de liquidités, indispensable pour relancer la vie quotidienne et éviter une nouvelle catastrophe humanitaire.

Que retenir rapidement ?

Alors que le cessez-le-feu apporte enfin un calme fragile après deux années de guerre, les habitants de Gaza découvrent une autre forme de désespoir : les

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