Le Conseil national électoral de l’Équateur a approuvé dimanche la tenue d’un référendum en novembre qui permettra aux citoyens de décider de l’autorisation ou non de bases militaires étrangères sur le territoire. Cette consultation s’inscrit dans le cadre du plan du président Daniel Noboa pour intensifier la lutte contre le narcotrafic.
Le scrutin est prévu pour le 16 novembre. Outre la question des bases militaires, les électeurs se prononceront également sur une proposition visant à supprimer l’obligation pour l’État d’allouer une part fixe de son budget aux partis politiques.
« Nous approuvons la convocation, les lignes directrices, le plan opérationnel, le budget, la matrice des risques et des imprévus, ainsi que le calendrier du référendum de 2025 », a déclaré la présidente du Conseil national électoral, Diana Atamaint, dans un message publié sur X.
Le président Noboa, confronté à une violence croissante des gangs liés au trafic de drogue, affirme que la coopération avec des forces étrangères pourrait être déterminante pour rétablir la sécurité. L’idée suscite toutefois des débats intenses dans un pays historiquement attaché à sa souveraineté et marqué par des souvenirs sensibles liés à la présence militaire étrangère dans la région.
Ce référendum pourrait ainsi redéfinir la stratégie de sécurité nationale de l’Équateur et son positionnement géopolitique, dans un contexte où l’Amérique latine est de plus en plus confrontée à l’influence des cartels transnationaux.