Le candidat conservateur Nasry Asfura, soutenu par le président américain Donald Trump, a pris une courte avance dans le dépouillement des votes de l’élection présidentielle hondurienne, selon les premiers résultats publiés par l’autorité électorale. Avec environ 41 % des bulletins comptabilisés, Asfura devance légèrement son principal rival, Salvador Nasralla, qui recueille près de 39 % des suffrages.
Cette élection très disputée intervient dans un climat marqué par des accusations croisées de fraude, tandis que les observateurs internationaux appellent au calme et à la transparence dans la phase finale du dépouillement. Les deux camps s’accusent mutuellement de tentatives d’influence ou d’irrégularités, alimentant les tensions dans un pays où les crises post-électorales ont déjà été violentes par le passé.
Le soutien affiché de Donald Trump à Asfura a renforcé la politisation du scrutin. Le président américain a même évoqué la possibilité d’accorder une grâce à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez, actuellement poursuivi aux États-Unis pour trafic de drogue, un geste interprété comme un signal fort envers l’électorat conservateur du Honduras.
Les proches de Nasralla dénoncent une « ingérence extérieure » et affirment que toute tentative d’influencer le vote hondurien porterait atteinte à la crédibilité de l’élection. De leur côté, les partisans d’Asfura affirment que leur candidat bénéficie d’un soutien populaire solide en raison de sa gestion municipale et de sa promesse de restaurer la stabilité dans un pays confronté à la violence criminelle et à une situation économique fragile.
La commission électorale poursuit le dépouillement des bulletins et a appelé les candidats à la retenue jusqu’à la publication des résultats définitifs. Plusieurs missions d’observation, dont celles de l’Organisation des États américains et de l’Union européenne, doivent encore présenter leurs premières analyses sur le déroulement du vote.