Le Kosovo se dirige vers les urnes alors que l’impasse politique menace des fonds vitaux (AP)
Le Kosovo se dirige vers les urnes alors que l’impasse politique menace des fonds vitaux (AP)

Le Kosovo organisera des élections législatives anticipées le 28 décembre, après une année d’impasse politique qui a conduit à la dissolution du Parlement et fragilisé davantage les finances du plus jeune État d’Europe. Cette paralysie institutionnelle a laissé un manque à gagner estimé à près d’un milliard d’euros, alors que plusieurs prêts internationaux clés restent bloqués faute de ratification parlementaire.

Le parti Vetëvendosje du Premier ministre par intérim Albin Kurti avait remporté les élections de février, mais sans obtenir de majorité suffisante pour former un gouvernement stable. Les négociations de coalition ont échoué, alimentant la lassitude d’un électorat confronté à l’incapacité du Parlement à fonctionner et à adopter des textes jugés urgents.

Cette situation politique met en péril des financements cruciaux de la Banque mondiale et de l’Union européenne, dont les prêts doivent être validés par les législateurs. Sans ces fonds, le Kosovo risque de voir s’aggraver ses difficultés budgétaires, à un moment où l’économie reste vulnérable et dépendante du soutien extérieur.

Malgré les critiques de l’opposition et le risque d’un nouveau Parlement fragmenté, Albin Kurti s’est dit confiant dans la capacité de son parti, le Levizja Vetëvendosje, à obtenir un mandat clair. Il met en avant la récente levée des sanctions de l’UE, intervenue après l’entrée en fonction de maires serbes locaux, comme un signal positif pour les relations avec Bruxelles.

Ces élections interviennent également à l’approche de l’élection présidentielle prévue dans quelques mois, renforçant les enjeux politiques. Le scrutin du 28 décembre est ainsi perçu comme un test décisif pour la stabilité institutionnelle du Kosovo et sa capacité à débloquer des ressources financières essentielles à son avenir économique et politique.

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