La présidente hondurienne annonce qu’elle dénoncera un “coup d’État électoral” devant les Nations Unies (AP)
La présidente hondurienne annonce qu’elle dénoncera un “coup d’État électoral” devant les Nations Unies (AP)

La présidente hondurienne Xiomara Castro a annoncé qu’elle porterait devant les organisations internationales ce qu’elle qualifie de « coup d’État électoral » lors de la récente élection présidentielle. Elle prévoit de saisir notamment les Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation des États américains pour dénoncer des irrégularités qu’elle juge graves et susceptibles d’altérer les résultats du scrutin.

Le vote, organisé le 30 novembre, s’est déroulé sans incidents majeurs dans les bureaux, mais la phase de dépouillement a été marquée par des problèmes techniques et des accusations de fraude. Des anomalies concernant les systèmes de mots de passe et des incohérences dans de nombreux bulletins ont alimenté les soupçons, poussant le gouvernement à exiger un examen approfondi des résultats.

Le candidat conservateur Nasry Asfura, soutenu par le président américain Donald Trump, est donné en tête avec une avance étroite. Toutefois, l’ampleur des irrégularités rapportées par le camp de Castro, ainsi que par certains observateurs nationaux, met en doute la validité de la proclamation d’un vainqueur avant la fin des vérifications.

Xiomara Castro, première femme élue à la tête du Honduras, affirme défendre la transparence et la stabilité démocratique du pays. Elle assure que son intention n’est pas de contester le verdict des urnes par principe, mais de faire la lumière sur des dysfonctionnements qui, selon elle, pourraient compromettre la confiance du public dans l’ensemble du processus électoral.

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