Javier Milei tente de reconquérir les électeurs déçus à la veille des élections législatives en Argentine (AP)
Javier Milei tente de reconquérir les électeurs déçus à la veille des élections législatives en Argentine (AP)

À quelques jours des élections de mi-mandat en Argentine, le président libertarien Javier Milei joue une partie décisive de son mandat. Ces élections détermineront s’il parvient à consolider son pouvoir politique et à poursuivre ses réformes économiques radicales, ou si l’opposition péroniste profitera du mécontentement populaire pour lui imposer un frein institutionnel.

Élu sur un programme de dérégulation extrême et de réduction drastique de l’État, Milei doit désormais affronter une opinion divisée. Si ses partisans saluent sa volonté de “dynamiter” la bureaucratie et de restaurer la discipline budgétaire, beaucoup d’Argentins peinent à supporter les conséquences de ses mesures d’austérité. L’inflation reste galopante, la pauvreté a augmenté et la grogne sociale s’est installée dans plusieurs secteurs clés.

Sur le plan politique, Milei affronte une opposition péroniste revigorée par une série de scandales touchant son gouvernement. Des accusations de favoritisme et de conflits d’intérêts ont entaché la crédibilité de certains de ses proches, tandis que plusieurs promesses de campagne comme la dollarisation totale de l’économie peinent à se concrétiser.

Pour tenter de regagner la confiance des électeurs, Milei mise sur un discours de fermeté et sur le soutien des États-Unis. Washington lui a accordé un plan de stabilisation de 20 milliards de dollars et envisage d’ouvrir une ligne de crédit spéciale via la Banque interaméricaine de développement. Ces signaux de confiance internationale constituent un atout politique, que le président utilise pour convaincre les classes moyennes et les investisseurs de la viabilité de son projet.

Les analystes estiment qu’obtenir plus de 35 % des voix serait un succès pour sa coalition La Libertad Avanza, lui permettant de renforcer son influence au Congrès et de maintenir le cap de ses réformes. En revanche, un score plus faible risquerait de paralyser son programme et de fragiliser son autorité déjà contestée.

Entre crise économique persistante, mécontentement social et lutte politique acharnée, Javier Milei aborde ce scrutin comme un test de légitimité. S’il échoue à rallier les électeurs déçus, son rêve de “miracle argentin” pourrait bien se transformer en cauchemar politique.

Que retenir rapidement ?

À quelques jours des élections de mi-mandat en Argentine, le président libertarien Javier Milei joue une partie décisive de son mandat. Ces élections déter

Partager