Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba voit son niveau de soutien continuer de s’éroder à quelques semaines d’élections nationales déterminantes pour l’avenir de son gouvernement. Selon un sondage publié lundi par la chaîne publique NHK, seuls 31 % des électeurs interrogés approuvent l’action de son cabinet, contre 34 % une semaine plus tôt et 39 % au début du mois de juin.
Cette tendance à la baisse survient dans un climat politique de plus en plus tendu, où les principales forces d’opposition séduisent l’électorat grâce à des propositions fiscales jugées plus favorables aux ménages. En particulier, les réductions d’impôts promises par certains partis rivaux semblent avoir rencontré un large écho auprès d’une population confrontée à une stagnation du pouvoir d’achat et à des perspectives économiques incertaines.
Le gouvernement Ishiba, en place depuis 2022, peine à relancer une dynamique populaire, malgré des efforts de réforme dans des domaines clés comme la défense, l’énergie ou la politique industrielle. Mais ces mesures peinent à convaincre une opinion publique préoccupée par les inégalités sociales croissantes et la lenteur de la reprise économique post-pandémie.
Les observateurs estiment que cette baisse de confiance pourrait peser lourdement sur les résultats du parti au pouvoir lors des prochaines élections à la Chambre des conseillers, prévues à la fin du mois. Un revers électoral fragiliserait non seulement la majorité parlementaire de Shigeru Ishiba, mais pourrait aussi remettre en cause son avenir politique à la tête de l’exécutif.
Face à cette situation, le Premier ministre a intensifié ses déplacements en région et multiplié les appels à l’unité et à la responsabilité économique. Il tente également de rassurer les électeurs en promettant une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en maintenant les investissements dans l’innovation et la sécurité nationale.
Mais le défi reste de taille : les opposants entendent capitaliser sur cette baisse de confiance pour élargir leur base électorale et remettre en question l’agenda politique du gouvernement. À mesure que l’échéance approche, le scrutin s’annonce comme un test décisif pour la résilience de Shigeru Ishiba sur la scène politique japonaise.