Birmanie : le chef militaire exige un renforcement de la sécurité avant des élections contestées
Birmanie : le chef militaire exige un renforcement de la sécurité avant des élections contestées

Le chef militaire birman, Min Aung Hlaing, a appelé mercredi à renforcer la sécurité des partis politiques, des candidats et des électeurs à l’approche des élections prévues entre décembre et janvier. Cette déclaration intervient alors qu’un gouvernement intérimaire récemment formé prépare un scrutin largement rejeté par les pays occidentaux, qui y voient une manœuvre destinée à consolider le pouvoir de la junte.

S’exprimant lors de la première réunion d’une nouvelle commission électorale, Min Aung Hlaing, également président par intérim du Myanmar, a insisté sur la nécessité que le vote ait lieu « sans faute ». Il a mis en garde contre une recrudescence des attaques visant les responsables politiques et administratifs à l’approche du scrutin, selon le quotidien d’État Global New Light of Myanmar.

Depuis le coup d’État militaire de 2021, l’opposition démocratique est soit empêchée de se présenter, soit refuse de participer à des élections considérées comme dépourvues de crédibilité. Les observateurs internationaux estiment que le scrutin sera largement dominé par des candidats proches de l’armée.

L’an dernier, les autorités avaient organisé un recensement national destiné à établir les listes électorales, mais les opérations de terrain n’avaient pu être menées que dans 145 des 330 communes du pays, en raison des violences persistantes dans de nombreuses régions.

Début août, la junte a transféré le pouvoir à une administration intérimaire composée de civils, officiellement chargée d’organiser les élections. Toutefois, pour les critiques, ce changement ne constitue qu’un habillage politique visant à donner une façade démocratique à un processus électoral verrouillé par l’armée.

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