Au Honduras, la présidentielle toujours indécise après une semaine de dépouillement (AP)
Au Honduras, la présidentielle toujours indécise après une semaine de dépouillement (AP)

L’élection présidentielle hondurienne demeurait extrêmement serrée samedi, alors que le dépouillement des votes entrait dans son septième jour sans qu’un vainqueur puisse encore être désigné. Nasry Asfura, candidat conservateur du Parti national et soutenu par le président américain Donald Trump, conservait une avance infime sur son principal adversaire.

Selon les chiffres publiés par la commission électorale, 88 % des bulletins avaient été dépouillés. Asfura obtenait 40,19 % des voix, soit environ 20 000 voix de plus que Salvador Nasralla, le candidat centriste du Parti libéral, crédité de 39,49 %. L’écart étroit maintenait le pays dans un climat d’incertitude politique, tandis que les deux camps surveillaient de près chaque nouvelle mise à jour du comptage.

Rixi Moncada, la candidate du parti de gauche au pouvoir LIBRE, arrivait en troisième position avec 19,30 % des suffrages et ne semblait plus en mesure d’influer sur l’issue du scrutin. La lenteur du dépouillement a alimenté les tensions, notamment après des accusations de fraudes formulées par Salvador Nasralla plus tôt dans la semaine, alors que les résultats provisoires faisaient apparaître une légère avance de son rival.

Dans ce contexte tendu, les autorités électorales tentaient de rassurer la population en affirmant que le processus se poursuivait avec rigueur et transparence. Toutefois, l’attente prolongée renforçait les inquiétudes quant à d’éventuelles contestations ou manifestations à mesure que la course se resserrait. Le Honduras reste ainsi suspendu à la publication des résultats définitifs pour connaître le nom de son prochain président.

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