La taxe d’aménagement sur les abris de jardin connaît une nouvelle hausse en 2025, une revalorisation qui s’inscrit dans la tendance inflationniste des dernières années. Cette taxe, applicable aux installations de plus de 5 m² et d’une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m, augmente de 1,75 % cette année. Les propriétaires devront ainsi s’acquitter d’un montant calculé sur une base forfaitaire de 930 € par mètre carré en province et 1 054 € en Île-de-France.
Cette taxe, perçue par les collectivités locales, s’ajoute aux charges pesant sur les propriétaires qui souhaitent aménager un abri, une véranda ou encore un garage. Si l’augmentation de 2025 est plus modérée que celles des années précédentes (+3,2 % en 2024 et +8 % en 2023), elle alourdit néanmoins la fiscalité locale sur ces aménagements.
Le calcul de cette taxe repose sur une formule intégrant la surface taxable et les taux votés par les collectivités territoriales. Un simulateur en ligne permet aux propriétaires d’anticiper le montant à régler. Le paiement s’effectue en une seule fois dans les 90 jours suivant l’achèvement des travaux, sauf si la somme dépasse 1 500 €, auquel cas un échelonnement est possible sur deux versements.
Toutefois, plusieurs dispositifs permettent d’y échapper légalement. Les constructions inférieures à 5 m² et de moins de 1,80 mètre de hauteur sont exemptées. De même, certaines exonérations prévues par le Code de l’urbanisme concernent les reconstructions à l’identique après un sinistre survenu depuis moins de dix ans, ainsi que les aménagements prescrits dans le cadre de plans de prévention des risques. Par ailleurs, les collectivités territoriales ont la possibilité de voter des exonérations pour les constructions de moins de 20 m² soumises à déclaration préalable ou pour les résidences principales bénéficiant d’un prêt à taux zéro.
Si l’augmentation de cette taxe suscite des mécontentements, elle répond à la nécessité de financer les équipements publics locaux. Son application sur une large gamme d’aménagements extérieurs, des piscines aux garages, en passant par les extensions, continue néanmoins d’alimenter le débat sur la fiscalité locale et le poids des prélèvements pesant sur les propriétaires.