“Piégé” : dans les griffes d’un véhicule devenu prison
Piégé

Avec Piégé, David Yarovesky signe un thriller tendu et minimaliste où l’habitacle d’un SUV se transforme en piège mortel. Ce huis clos haletant porté par Bill Skarsgård et Anthony Hopkins débarque en salle le 9 avril.

Une voiture comme piège et théâtre de vengeance

Eddie Barrish, petit voleur sans envergure, s’introduit dans une voiture de luxe pour la dérober. Rapidement, il comprend qu’il est pris au piège : l’automobile est verrouillée de l’intérieur, contrôlée à distance par son propriétaire, un riche médecin interprété par Anthony Hopkins. Par radio interposée, ce dernier révèle son intention de se venger – non seulement du vol, mais de tout ce qu’Eddie représente. L’homme est à bout : c’est le septième vol qu’il subit, et cette fois, il a préparé sa riposte… y compris contre la fille du cambrioleur.

Inspiré du film argentin 4×4, Piégé concentre son action dans un espace réduit, mais multiplie les tensions. Yarovesky, épaulé à la production par Sam Raimi, transforme l’intérieur du véhicule en une véritable arène psychologique, chaque élément du tableau de bord pouvant devenir une menace.

Un face-à-face glaçant entre Skarsgård et Hopkins

Le film repose principalement sur la performance de Bill Skarsgård, omniprésent à l’écran et crédible en voleur désorienté. Face à lui, la voix suave mais implacable d’Anthony Hopkins installe une tension constante. Ce n’est que dans les dernières minutes que l’acteur apparaît physiquement, renforçant l’idée d’un antagoniste omniscient. L’approche visuelle, bien que limitée par le décor, utilise le format scope pour accentuer la claustrophobie.

Thriller efficace d’1h35, Piégé mêle suspense et critique sociale sur la revanche des puissants, avec une touche d’ironie bien sentie. Un piège cinématographique qui tient en haleine jusqu’au bout.

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