Alors qu’il s’apprête à faire son grand retour discographique avec Un temps pour elles, attendu le 25 avril, Michel Polnareff n’a pas retenu ses coups. Dans une interview accordée à l’AFP le 30 mars, l’auteur de Love Me, Please Love Me a livré une vision sévère de la musique française contemporaine, qu’il qualifie sans détour de « très pauvre ».
Un regard critique sur la relève
À 80 ans, le chanteur à la tignasse blonde n’en est pas à son premier tacle. Dès 2007, il estimait dans Le Nouvel Observateur que la chanson française était « morte avec Piaf et Brel ». Aujourd’hui encore, il persiste et signe, déclarant ne rien avoir entendu récemment qui le « bouleverse ». S’il accorde un certain respect à Matthieu Chedid, alias -M-, qu’il juge original, et affirme apprécier le hip-hop et des artistes comme Eminem, il confie à l’AFP : « Je me suis toujours trouvé un peu meilleur que les autres artistes de mon époque, mais là, j’ai presque un sentiment de solitude. »
C’est dans ce contexte qu’il présente son nouvel opus, décrit comme un retour aux sources. « J’ai voulu retrouver la fébrilité de mes débuts. Ça a été douloureux, donc j’espère que c’est bon signe. Un album, c’est forcément un peu maso », explique-t-il.
Ce projet, qu’il qualifie de « renaissance », est pour lui peut-être « le meilleur » de sa carrière. Un pari ambitieux à l’heure où les nouvelles générations qu’il critique pourraient bien lui répondre… en musique.