Le rappeur britannique Dsavv arrêté en Bretagne refuse son extradition vers le Royaume-Uni
Le rappeur britannique Dsavv arrêté en Bretagne refuse son extradition vers le Royaume-Uni

Le rappeur britannique Dsavv, de son vrai nom Daniel Boakye, a été interpellé début mars en Bretagne après plus de deux semaines de cavale. Condamné au Royaume-Uni à six ans de prison pour une série de vols, l’artiste de 21 ans s’oppose désormais à son extradition et demande à rester en France. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes doit décider si la demande des autorités britanniques sera acceptée.

Une cavale de seize jours avant son arrestation près de Rennes

Le jeune rappeur faisait l’objet de deux mandats d’arrêt européens émis par le Royaume-Uni. Il avait réussi à s’évader le 15 février 2026 de l’hôpital où il était soigné, échappant à la surveillance policière. Déjà incarcéré depuis 2022, il purgeait une peine de six ans de prison pour 26 vols de téléphones commis sous la menace d’une arme blanche dans plusieurs quartiers de Londres. Sa condamnation devait prendre fin en mars 2027.

Après seize jours de fuite, Daniel Boakye a finalement été interpellé le 3 mars à Guichen, au sud de Rennes. Il est depuis placé sous écrou extraditionnel dans une prison près de la capitale bretonne, dans l’attente de la décision de la justice française sur son transfert vers le Royaume-Uni.

« Je veux rester en France », plaide le rappeur devant la cour

Lors de son audience devant la chambre de l’instruction jeudi 12 mars, le rappeur a exprimé son refus d’être renvoyé au Royaume-Uni. « Je veux rester en France. J’ai peur de retourner au Royaume-Uni. J’ai vu, sur les réseaux sociaux, que des personnes veulent me tuer », a-t-il déclaré lors de l’audience, selon France Bleu Armorique.

Il a également expliqué que sa compagne, enceinte, vit actuellement à Rennes. Le jeune homme affirme par ailleurs que ses droits n’auraient pas été respectés par les autorités britanniques et dit craindre d’être renvoyé vers le Ghana, pays qu’il affirme avoir quitté dans son enfance. La décision de la cour d’appel de Rennes est attendue vendredi 13 mars.

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