C’était un 7 mars : Verrazane explore la côte nord-américaine
C’était un 7 mars : Verrazane explore la côte nord-américaine

Le 7 mars 1524, le navigateur florentin Jean de Verrazane aborde les rivages de l’Amérique du Nord pour le compte du roi de France François Ier. Chargé de trouver une route maritime vers l’Asie en contournant le continent par le nord-ouest, il longe la façade atlantique encore très mal connue des Européens. Son expédition marque un moment décisif : pour la première fois, la France entre concrètement dans la course aux découvertes du Nouveau Monde, jusque-là dominée par l’Espagne et le Portugal.

Une mission au service du roi de France

À l’époque, François Ier veut lui aussi profiter des promesses commerciales des grandes explorations. Fasciné par les succès ibériques, il confie à Verrazane la mission de repérer un passage vers les Indes et les épices. Parti de France, le navigateur atteint la côte de l’actuelle Caroline du Nord avant de remonter vers le nord. Au fil de son voyage, il observe baies, caps et estuaires, cherchant en vain le fameux passage tant espéré. Il reconnaît notamment l’emplacement de la future baie de New York, qu’il baptise « Terre d’Angoulême » en l’honneur du roi, ancien duc d’Angoulême.

Les premiers jalons de la Nouvelle-France

Poursuivant sa route jusqu’aux régions de Terre-Neuve et du Saint-Laurent, Verrazane ouvre à la France des perspectives immenses. Ses relevés et les cartes qui en sont issues donnent pour la première fois une vision cohérente d’une large portion de la côte atlantique nord-américaine. Sur une carte dressée quelques années plus tard par son frère, ces territoires apparaissent déjà sous le nom de « Nova Gallia », la Nouvelle-France. Même si Verrazane ne découvre pas le passage vers l’Asie, son voyage prépare les grandes entreprises françaises du XVIe siècle, de Jacques Cartier à Champlain, et inscrit durablement la France dans l’histoire de l’exploration du continent américain.

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