Blanche Gardin traverse une période difficile depuis un sketch controversé joué en juillet 2024 lors d’une soirée de soutien à Gaza. Dans une mise en scène provocatrice, elle a abordé l’antisémitisme et la manière dont certaines opinions sont perçues dans le débat public. Si certains ont vu une critique acerbe de l’instrumentalisation politique des accusations d’antisémitisme et d’islamophobie, d’autres ont dénoncé une banalisation du sujet. Cette controverse a rapidement pris de l’ampleur, et l’humoriste s’est retrouvée sous le feu des critiques, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
Dans un entretien accordé à Télérama, Blanche Gardin s’est confiée sur les répercussions de cette affaire sur sa carrière. Elle y explique que, depuis ce sketch, elle ne reçoit plus de propositions pour le cinéma et que plusieurs projets ont été annulés. “Depuis cet été, je n’ai plus aucun appel”, affirme-t-elle, soulignant un climat où l’humour semble de plus en plus difficile à défendre. Elle évoque également un certain isolement dans le milieu artistique, où certains hésiteraient désormais à s’associer à son nom, de peur de subir des pressions ou des critiques.
Malgré cette mise à l’écart, Blanche Gardin refuse de renoncer à sa liberté de ton. Elle estime que l’époque est marquée par une montée de la censure et de l’autocensure, où le second degré est de moins en moins accepté. “Si l’humour ne peut plus interroger la société, alors à quoi sert-il ?”, s’interroge-t-elle. Toujours engagée dans l’écriture, elle affirme qu’elle ne compte pas renoncer à son regard critique, convaincue que la satire reste essentielle, même lorsqu’elle dérange.