Un arrêté préfectoral autorisant l’ouverture des commerces en Moselle le Vendredi saint, pourtant jour férié local, suscite une vive controverse. Cette décision rompt avec une tradition solidement ancrée dans ce territoire où le droit local, hérité de l’histoire, maintient certaines spécificités religieuses.
L’évêque de Metz, Mgr Philippe Ballot, a exprimé son incompréhension face à cette mesure prise à quelques jours de l’échéance. Il dénonce une remise en cause d’une pratique historique et dit partager l’émotion d’une partie de la population, y compris de commerçants attachés à ce jour chômé.
Syndicats et Église unis contre la décision
La contestation dépasse le cadre religieux. Plusieurs organisations syndicales (FO, CFDT, CGT, CFTC et CFE-CGC) ont également vivement critiqué l’arrêté, y voyant la fin de plus de trois décennies de consensus local sur le respect du Vendredi saint.
Ces dernières ont annoncé leur intention de saisir la justice administrative pour obtenir la suspension de la mesure. Au cœur du débat : l’équilibre entre traditions locales, liberté économique et respect des particularités historiques propres à l’Alsace-Moselle.
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