Un enfant, un panda, et une aventure bouleversante au cœur du Sichuan : le nouveau film de Gilles de Maistre mêle émotion, authenticité et engagement écologique.
Une histoire d’amitié en pleine nature
Dans Moon le panda, Tian, un garçon de 12 ans, est envoyé chez sa grand-mère dans les montagnes du Sichuan après des difficultés scolaires. Là, loin de sa vie citadine, il découvre un bébé panda, qu’il baptise Moon. Une amitié inattendue naît entre l’enfant et l’animal, les entraînant dans une aventure initiatique où se tisse un lien profond avec la nature et les traditions.
Le film, sorti en salles le 9 avril, s’inscrit dans la lignée des récits écolos-familiaux de Gilles de Maistre, après Mia et le lion blanc ou Le Dernier Jaguar. Comme à son habitude, le réalisateur refuse les effets spéciaux numériques : « On voulait un film 100 % vrai », explique-t-il. Les séquences avec des animaux ont été tournées dans une réserve naturelle du Sichuan, avec une équipe réduite et des conditions strictes, pour préserver le bien-être des pandas.
Un tournage immersif et un message écologique
L’équipe du film a eu accès à une autorisation exceptionnelle pour filmer ces animaux rares dans leur habitat. La scénariste Prune de Maistre souligne que « l’histoire s’adapte aux pandas », inversant le schéma habituel du cinéma animalier : « On ne les amène pas dans notre monde, on entre dans le leur. »
La directrice de la photographie, Marie Spencer, a capté chaque moment à l’épaule, au plus près des enfants et des animaux. Pour elle, cette immersion a été « comme un retour à l’enfance », un tournage brut et instinctif.
Porté par les acteurs Alexandra Lamy, Liu Ye et Sylvia Chang, Moon le panda est bien plus qu’un film pour enfants : c’est une fable qui interroge notre lien au vivant et sensibilise à la préservation d’une espèce emblématique et menacée, dont il ne resterait que 3 000 individus à l’état sauvage. Un film tendre et engagé, à découvrir en famille.