Un ingénieur ukrainien affirme avoir gravi l’Everest depuis New York en quatre jours seulement
Un ingénieur ukrainien affirme avoir gravi l’Everest depuis New York en quatre jours seulement

KATMANDOU – Andrew Ushakov, un ingénieur ukrainien vivant aux États-Unis, affirme avoir réalisé un exploit hors norme : atteindre le sommet du mont Everest en moins de quatre jours après être parti du niveau de la mer à New York. S’il était confirmé, ce serait l’une des ascensions les plus rapides jamais réalisées du plus haut sommet du monde depuis une altitude zéro.

Traditionnellement, les alpinistes mettent jusqu’à deux mois pour gravir l’Everest. Ils doivent passer par plusieurs camps à différentes altitudes pour permettre à leur corps de s’acclimater progressivement à l’air raréfié à près de 9 000 mètres d’altitude. Ushakov, âgé de 40 ans, a affirmé avoir contourné cette contrainte grâce à une préparation minutieuse, notamment l’utilisation prolongée d’une tente hypoxique à domicile, qui simule les conditions de haute altitude, et à l’oxygène supplémentaire utilisé lors de son ascension.

Contrairement à une autre équipe britannique qui a effectué un exploit similaire cette semaine en moins de cinq jours après avoir inhalé du xénon – une technique encore expérimentale – Ushakov souligne qu’il n’a utilisé aucun gaz de ce type. Il insiste sur le fait que sa performance repose sur un entraînement rigoureux, deux années de recherches et une volonté de prouver qu’un tel exploit est réalisable sans dispositifs médicaux controversés.

Son ascension, survenue lundi, n’a pour l’instant pas pu être vérifiée de manière indépendante. Au Népal, il n’existe pas d’organisme officiel chargé de confirmer ce type de records. La reconnaissance ou non de l’exploit repose généralement sur l’évaluation de la communauté d’alpinistes et d’organismes spécialisés, un processus qui peut prendre plusieurs semaines.

Ushakov, peu connu dans le monde de l’alpinisme, espère que son aventure inspirera d’autres amateurs passionnés. L’an dernier, une première tentative rapide s’était arrêtée à 8 500 mètres à cause de troubles visuels. Plus récemment, il a survécu à une avalanche en Équateur qui lui a valu une fracture au bras.

Alors que la saison d’ascension de printemps touche à sa fin, le Népal a délivré cette année 468 permis pour l’Everest. Environ 300 grimpeurs, guides sherpas compris, ont déjà atteint le sommet. Ushakov souhaite désormais que son exploit soit une source d’inspiration pour son fils de 6 ans, et une démonstration qu’on peut accomplir « quelque chose de grand » sans renoncer à sa vie professionnelle et familiale.

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