Le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui se tient cette semaine à Gyeongju, en Corée du Sud, serait sur le point d’aboutir à un consensus sur plusieurs dossiers majeurs, selon des diplomates présents sur place. Les discussions, marquées par de fortes divergences sur le commerce international et le protectionisme, ont pris une tournure plus constructive après le départ du président américain Donald Trump, qui avait quitté la réunion plus tôt dans la journée.
La plupart des pays participants se sont accordés sur la nécessité de lutter contre la montée du protectionnisme, considéré comme un frein majeur à la croissance mondiale. Plusieurs dirigeants ont insisté sur le rôle central de la coopération multilatérale et du libre-échange pour surmonter les tensions économiques. « Le multilatéralisme reste la meilleure voie pour assurer la stabilité et la prospérité dans la région Asie-Pacifique », a déclaré le ministre sud-coréen du Commerce.
Donald Trump, avant son départ, avait annoncé la conclusion de deux accords bilatéraux importants : l’un avec la Corée du Sud, portant sur des ajustements tarifaires, et l’autre avec la Chine, incluant une réduction partielle des droits de douane sur certains produits technologiques et agricoles. Ces annonces ont temporairement dominé les discussions, reléguant au second plan les efforts de Séoul pour renforcer le dialogue collectif au sein du forum.
Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères a souligné que les tarifs douaniers n’étaient « qu’une partie du problème », évoquant également les défis liés à la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et aux tensions géopolitiques qui pèsent sur la région. Malgré ces obstacles, la plupart des délégations se sont dites confiantes quant à la possibilité d’un communiqué final reflétant un engagement commun en faveur du commerce ouvert et de la coopération régionale.
Ce sommet, qui réunit 21 économies du Pacifique, illustre une fois de plus les tensions entre l’approche unilatérale de Washington et la volonté de nombreux pays asiatiques de préserver un cadre de concertation multilatéral. Si un consensus venait à être formellement adopté dans les prochaines heures, il marquerait un rare moment d’unité au sein d’un forum souvent fragmenté par les rivalités économiques et stratégiques croissantes entre les grandes puissances.