La Chine a tenu une cérémonie sobre pour marquer le 88e anniversaire du massacre de Nankin de 1937, un épisode durant lequel des soldats japonais ont tué des dizaines de milliers de civils chinois. L’événement s’est déroulé au musée du massacre, en l’absence notable du président Xi Jinping.
Cette commémoration intervient dans un climat diplomatique tendu entre Pékin et Tokyo. Les relations se sont encore dégradées après les déclarations du Premier ministre japonais Sanae Takaichi, qui a affirmé qu’une attaque chinoise contre Taïwan pourrait entraîner une riposte militaire du Japon. Pékin considère l’île comme une partie intégrante de son territoire et réagit vivement à toute prise de position étrangère sur cette question.
Durant la cérémonie, les autorités locales ont rappelé l’importance du souvenir historique et de la reconnaissance internationale de la tragédie de 1937, tout en évitant toute escalade verbale directe contre le Japon. La participation s’est limitée à des responsables régionaux, des survivants et des représentants d’associations mémorielles.
L’événement, plus discret que certaines éditions précédentes, souligne la volonté apparente de Pékin de maintenir un équilibre entre la mémoire historique et la gestion de tensions diplomatiques déjà élevées.