C’est une première pour la maison milanaise. Pomellato, fondée en 1967 autour du concept de « prêt-à-porter joaillier », présente jusqu’au 20 juillet au Palais de Tokyo sa première exposition parisienne, intitulée Pomellato, le joaillier révolutionnaire. L’événement, gratuit et sur réservation, est placé sous le commissariat d’Alba Cappellieri, professeure et directrice du département Jewelry Design au Politecnico di Milano. À l’approche de ses 60 ans, la maison du groupe Kering y déploie un parcours fait d’archives, de pièces patrimoniales et de créations contemporaines, mis en valeur par le contraste avec l’architecture brute et dépouillée du Palais de Tokyo. « Pomellato est né à une époque de profonde transformation. Dans la société, la culture et les arts, une nouvelle conscience émergeait, dans laquelle les femmes revendiquaient davantage de liberté, d’indépendance et de visibilité », a déclaré Sabina Belli, CEO du groupe.
Chaînes iconiques, pierres de couleur et grands noms de la photographie de mode
L’exposition retrace les ruptures qui ont forgé l’identité de la maison : l’introduction de sa chaîne signature, une approche sculpturale des volumes, l’usage de pierres de couleur audacieuses (dont la collection minimaliste Nudo), et une vision décomplexée du bijou porté au quotidien. Pomellato fut également l’une des premières maisons de joaillerie à confier ses campagnes à de grands photographes de mode, ouvrant ainsi un dialogue inédit entre joaillerie et image. L’exposition réunit des œuvres signées Gian Paolo Barbieri, Helmut Newton, Albert Watson, Horst P. Horst, Snowdon, Javier Vallhonrat, Michel Comte, et présente pour la première fois des images de Herb Ritts réalisées pour la maison.
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