Sur la scène du Théâtre de la Renaissance jusqu’au 5 janvier 2026, Made in France secoue le monde du théâtre avec une fable politique aussi cinglante que burlesque. Écrite et mise en scène par Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget, cette pièce donne un coup de projecteur sur la désindustrialisation à la française, la paralysie politique et les combats sociaux souvent vains.
Un conte social entre farce et désespoir
Le point de départ est improbable : Émile, détenu bénéficiant d’un aménagement de peine, est embauché comme agent d’entretien dans une aciérie. Il voit là une chance de retrouver une place dans la société, et surtout de se rapprocher de sa famille. Mais le jour de son arrivée, la direction annonce la fermeture imminente du site. Coup du sort, Émile se retrouve propulsé représentant syndical… lui qui voulait juste faire le ménage.
Le ton est vif, rythmé par une batterie en direct, et la mise en scène minimaliste (des panneaux mobiles en guise de décor) permet de faire éclater toute la tension du texte. Made in France jongle habilement entre humour décapant et critique sociale, en dénonçant sans misérabilisme la logique des délocalisations, l’hypocrisie managériale et la confusion des rôles au sein d’un système à bout de souffle.
Une satire documentée, portée par une troupe survoltée
Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget s’appuient sur des sources solides : auditions parlementaires, études économiques, et cas industriels bien réels comme l’affaire Alstom nourrissent leur écriture. Loin d’un simple pamphlet, la pièce interroge avec ironie la complexité des luttes syndicales, la communication politique creuse, et le fatalisme ambiant. Mais elle le fait avec une légèreté de ton qui évite le didactisme.
Émile, antihéros naïf et tenace, devient malgré lui le symbole d’un espoir tenace, face à un monde où les multinationales dictent leur loi et où la parole politique sonne de plus en plus creux. Les personnages secondaires ouvriers résignés, cadres dépassés, technocrates cyniques complètent cette fresque acerbe d’un pays qui doute de lui-même.
Après son passage remarqué à Avignon, Made in France s’impose comme une comédie sociale brillante, à la fois drôle, lucide et salutaire. Une pièce à découvrir, surtout en ces temps de tension sur l’industrie nationale.
Sur la scène du Théâtre de la Renaissance jusqu’au 5 janvier 2026, Made in France secoue le monde du théâtre avec une fable politique aussi cinglante que burlesque. Écrite et mise en scène par Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget, cette pièce donne un coup de projecteur sur la désindustrialisation à la française, la paralysie politique et les combats sociaux souvent vains.
Un conte social entre farce et désespoir
Le point de départ est improbable : Émile, détenu bénéficiant d’un aménagement de peine, est embauché comme agent d’entretien dans une aciérie. Il voit là une chance de retrouver une place dans la société, et surtout de se rapprocher de sa famille. Mais le jour de son arrivée, la direction annonce la fermeture imminente du site. Coup du sort, Émile se retrouve propulsé représentant syndical… lui qui voulait juste faire le ménage.
Le ton est vif, rythmé par une batterie en direct, et la mise en scène minimaliste (des panneaux mobiles en guise de décor) permet de faire éclater toute la tension du texte. Made in France jongle habilement entre humour décapant et critique sociale, en dénonçant sans misérabilisme la logique des délocalisations, l’hypocrisie managériale et la confusion des rôles au sein d’un système à bout de souffle.
Une satire documentée, portée par une troupe survoltée
Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget s’appuient sur des sources solides : auditions parlementaires, études économiques, et cas industriels bien réels comme l’affaire Alstom nourrissent leur écriture. Loin d’un simple pamphlet, la pièce interroge avec ironie la complexité des luttes syndicales, la communication politique creuse, et le fatalisme ambiant. Mais elle le fait avec une légèreté de ton qui évite le didactisme.
Émile, antihéros naïf et tenace, devient malgré lui le symbole d’un espoir tenace, face à un monde où les multinationales dictent leur loi et où la parole politique sonne de plus en plus creux. Les personnages secondaires ouvriers résignés, cadres dépassés, technocrates cyniques complètent cette fresque acerbe d’un pays qui doute de lui-même.
Après son passage remarqué à Avignon, Made in France s’impose comme une comédie sociale brillante, à la fois drôle, lucide et salutaire. Une pièce à découvrir, surtout en ces temps de tension sur l’industrie nationale.