Bruxelles refuse de suspendre la taxe carbone sur les engrais malgré la pression agricole
Bruxelles refuse de suspendre la taxe carbone sur les engrais malgré la pression agricole

La Commission européenne a écarté l’idée de suspendre la taxe carbone appliquée aux importations d’engrais, malgré les demandes formulées par plusieurs organisations agricoles. Le commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, a affirmé que la tarification du carbone constitue un élément central de la politique climatique de l’Union européenne.

Entré en vigueur au début de l’année, ce mécanisme d’ajustement carbone aux frontières vise à éviter que des produits très polluants importés bénéficient d’un avantage face aux industriels européens soumis à des normes environnementales plus strictes. Selon Bruxelles, suspendre ce dispositif créerait de l’incertitude et prolongerait la dépendance européenne à des importations fortement émettrices de carbone.

Des tensions avec le monde agricole

Plusieurs organisations agricoles, notamment dans le secteur des céréales, réclament pourtant un gel temporaire de la mesure. Elles estiment que cette taxe s’ajoute à la forte hausse des prix des engrais observée depuis le début de la guerre en Ukraine et alourdit les coûts de production.

Face à ces critiques, la Commission européenne envisage d’autres mesures. Des quotas d’importations d’engrais sans droits de douane ont déjà été mis en place, à l’exception des produits provenant de Russie et du Belarus. Bruxelles prépare également un plan d’action consacré aux engrais, attendu dans le courant de l’année.

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