Le Venezuela a révoqué les droits d’exploitation de six compagnies aériennes étrangères dans un contexte d’escalade marquée avec les États-Unis, qui avaient récemment mis en garde contre une « situation potentiellement dangereuse » dans l’espace aérien vénézuélien. Cette décision, rendue publique jeudi, accentue l’isolement du pays alors que les relations diplomatiques avec Washington se détériorent.
Les compagnies concernées sont Iberia, TAP, Avianca, Latam Colombia, Turkish Airlines et la brésilienne Gol. Selon les autorités vénézuéliennes, cette mesure répond à des impératifs de sécurité nationale et aux avertissements américains, que Caracas a qualifiés d’ingérences injustifiées. Le gouvernement affirme que la décision restera en vigueur tant que les conditions ne seront pas jugées pleinement sûres.
En réaction, certaines des compagnies touchées ont indiqué qu’elles espéraient pouvoir rétablir leurs liaisons dès que des conditions d’exploitation sûres seraient garanties. Iberia et Avianca ont notamment déclaré vouloir reprendre leurs vols vers le Venezuela dès que le contexte le permettra, soulignant l’importance de ces routes pour les voyageurs et les communautés expatriées.
Cette révocation intervient dans un climat de tensions régionales accrues. Washington accuse Caracas de comportements déstabilisateurs, tandis que le gouvernement vénézuélien dénonce les pressions américaines et le renforcement militaire des États-Unis dans les Caraïbes. Cette nouvelle crise dans le secteur aérien illustre l’impact direct des rivalités géopolitiques sur les infrastructures et les connexions internationales du Venezuela.