Pacifique : 2,4 tonnes de cocaïne interceptées par la Marine nationale
Pacifique : 2,4 tonnes de cocaïne interceptées par la Marine nationale

Une nouvelle cargaison massive de drogue a été stoppée en haute mer. Le 12 février, un bâtiment de la Marine nationale, appuyé par un avion de surveillance Falcon Gardian 200, a intercepté un navire suspect dans le Pacifique. À bord, les militaires ont découvert 100 ballots de cocaïne, pour un total estimé à 2,4 tonnes.

L’opération a été conduite sous l’autorité du Haut-commissaire de la République en Polynésie française, représentant de l’État pour l’action en mer. Les forces armées en Polynésie française ont été mobilisées, avec l’appui de la gendarmerie nationale, de l’Office français antistupéfiants et la coopération de services américains.

Le contrôle du navire a été effectué en accord avec l’État du pavillon. Mais ce dernier n’a pas souhaité transférer sa compétence juridictionnelle à la France. Conformément au droit international et après échange avec le parquet de Papeete, le bâtiment et son équipage ont donc été autorisés à reprendre leur route. La cargaison, qui n’était pas destinée à la Polynésie française, a été détruite.

Un début d’année marqué par des saisies record

Cette interception s’inscrit dans une série d’opérations d’envergure menées depuis janvier dans la zone Pacifique. Au total, 11,5 tonnes de stupéfiants ont été saisies en mer depuis le début de l’année. À ces chiffres s’ajoutent 473 kilos de cocaïne découverts par les douanes au port autonome de Papeete.

La valeur marchande cumulée des produits interceptés est estimée à environ 2,4 milliards de dollars. Un montant qui donne la mesure des flux en jeu et de l’ampleur des réseaux opérant dans la région.

Les autorités soulignent que ces résultats traduisent l’efficacité du dispositif de lutte contre le narcotrafic déployé dans le Pacifique. La zone, vaste et stratégique, constitue une route de transit pour les trafiquants internationaux. Les opérations en mer visent à frapper les cargaisons en amont, avant qu’elles n’atteignent leurs marchés de destination.

Au-delà des chiffres, ces saisies participent d’une stratégie plus large de sécurisation régionale. Elles illustrent la volonté française de maintenir une présence opérationnelle soutenue dans le Pacifique et de coopérer avec ses partenaires internationaux pour entraver les circuits du trafic mondial de cocaïne.

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