Natalité en berne : une mission parlementaire propose un “choc familial”
Natalité en berne : une mission parlementaire propose un “choc familial”

Face à la baisse accélérée des naissances, une mission d’information parlementaire remet ce mercredi un rapport de 200 pages destiné à relancer la natalité, dans la lignée du “réarmement démographique” voulu par Emmanuel Macron. Les députés Constance de Pélichy et Jérémie Patrier-Leitus y défendent l’idée d’un dispositif plus lisible, plus stable et plus universel, pour lever les freins matériels qui empêchent de nombreux couples d’avoir les enfants qu’ils souhaitent.

La mesure la plus structurante consiste à créer un congé parental universel, pensé comme un droit “simple et unique”, à partager entre les deux parents. Il durerait 38 semaines et serait indemnisé à hauteur de 80% du salaire, afin de rendre ce congé réellement accessible, y compris pour les classes moyennes, aujourd’hui peu incitées à y recourir.

Crèches, logement, infertilité : les autres leviers proposés

Le rapport insiste aussi sur le manque de solutions de garde, avec un “plan Marshall” visant à ouvrir davantage de crèches et à créer des postes d’assistantes maternelles, alors qu’un couple sur cinq ne parvient pas à trouver de place. Autre axe : le logement, présenté comme un frein central. Les parlementaires proposent un prêt à taux zéro déclenché à chaque naissance, pour permettre d’acheter ou d’agrandir son domicile lorsque la famille s’agrandit.

Le document contient également des mesures plus larges : possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée pouvant atteindre 5 000 euros, autorisation de dons de jours de congés pour les jeunes parents, et retour d’un ministère de la Famille et de l’Enfance. Enfin, un plan de lutte contre l’infertilité est recommandé, avec davantage de prévention et des moyens accrus pour la recherche.

Ces propositions n’engagent pas l’exécutif, mais elles visent à fournir une base politique pour inverser une tendance devenue historique : pour la première fois depuis l’après-guerre, le solde naturel est négatif, avec davantage de décès que de naissances sur l’année écoulée.

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