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Une jeune femme de 18 ans, Méline, originaire de Verneuil-sur-Vienne, est confrontée à une situation aussi insolite qu’angoissante : la SNCF lui réclame en effet la somme de 21 669 € pour une trentaine d’amendes liées à des voyages sans billet sur une période de deux ans. Cependant, Méline affirme n’avoir jamais effectué ces trajets et suspecte une usurpation de son identité.

Les amendes concernent des trajets à travers toute la France, notamment entre Limoges et Paris, Limoges et Bellac, ainsi que des voyages à Lyon et Marseille. Méline souligne une incohérence sur les procès-verbaux reçus : “Sur les amendes reçues, ce n’est pas ma bonne date de naissance à chaque fois”. Depuis deux ans, elle et sa mère ont déposé une dizaine de plaintes au commissariat, contestant chaque amende en fournissant des preuves de sa présence ailleurs au moment des infractions. Malgré ces démarches, les amendes continuent d’affluer à son domicile.

La SNCF, de son côté, demande à Méline de fournir des justificatifs prouvant qu’elle n’était pas présente dans les trains lors des infractions. Selon le site officiel de la SNCF, en cas d’usurpation d’identité, il est conseillé de déposer une réclamation en ligne dans les trois mois suivant la date de l’infraction, en joignant une copie recto-verso d’une pièce d’identité valide, une copie du dépôt de plainte pour usurpation d’identité, un justificatif de présence ailleurs que dans le train au moment des faits, et une déclaration de perte ou de vol de la pièce d’identité. La SNCF précise que cette démarche est indispensable pour que leur service Recouvrement puisse traiter le dossier.

À noter que les procès-verbaux d’infraction à la police des chemins de fer établis font foi jusqu’à preuve du contraire, selon l’article L 2241-7 du Code des transports. Ainsi, la charge de la preuve incombe à la personne contestant l’infraction.

Méline a exprimé sa lassitude face à cette situation : “Franchement, je suis en colère. Et c’est bien triste d’en arriver là. J’ai juste envie que tout s’arrête”.

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