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L’année 2024 a vu l’interpellation de plus de 4 000 passeurs en France, a annoncé Xavier Delrieu, chef de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim). Malgré ce chiffre, les traversées clandestines de la Manche continuent d’augmenter : plus de 36 000 migrants ont rejoint les côtes britanniques l’année dernière, soit une hausse de 24 % par rapport à 2023. Un bilan dramatique sur le plan humain, avec 78 morts recensés, principalement par noyade ou étouffement lors des embarquements chaotiques à bord de canots de fortune.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’est rendu ce vendredi dans les locaux de l’Oltim en Seine-et-Marne pour annoncer de nouvelles mesures visant à renforcer la lutte contre ces filières criminelles. En 2024, 269 réseaux ont été démantelés, dont 66 responsables de l’entrée illégale sur le territoire national. Les secteurs les plus concernés par l’exploitation des migrants en situation irrégulière restent le BTP (60 % des cas), l’agriculture et l’hôtellerie-restauration.

Malgré la multiplication des arrestations, le flux migratoire clandestin continue de défier les autorités françaises. Les petites embarcations, souvent surnommées « small boats », restent au cœur de ce problème. En 2024, 22 réseaux spécialisés dans ce type de traversées ont été démantelés, avec 180 gardes à vue et 157 renvois devant la justice. Cependant, ces efforts peinent à juguler un phénomène alimenté par la désorganisation des flux migratoires et l’exploitation économique des sans-papiers, laissant entrevoir une crise loin d’être maîtrisée.

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