Ce mardi 28 janvier, les députés examinent une proposition de loi visant à restreindre la vente de protoxyde d’azote aux seuls professionnels des secteurs médical et alimentaire. Déposé par le député LFI Idir Boumertit et soutenu par des élus de tous bords, le texte entend répondre à l’augmentation inquiétante de la consommation détournée de ce gaz hilarant par les jeunes, devenu la troisième substance la plus consommée après le cannabis et les poppers.
Face à des pratiques dangereuses, comme l’inhalation à des fins récréatives, et leurs graves conséquences sur la santé (asphyxies, troubles neurologiques et psychiques), cette proposition de loi vise à interdire la vente de protoxyde d’azote dans les commerces physiques et en ligne pour les particuliers. Elle met également l’accent sur la prévention en renforçant les actions éducatives via la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca).
Ce texte, largement consensuel, est soutenu par des députés de LFI, Renaissance, LR et le MoDem. À Paris, des mesures similaires avaient déjà été adoptées, interdisant la consommation de protoxyde d’azote sur la voie publique pour les mineurs.
Les élus espèrent que cette initiative contribuera à freiner la banalisation d’une pratique à haut risque et à protéger les plus jeunes, souvent premiers concernés par cette consommation détournée.