Le cœur des femmes mieux protégé : deux fois moins de sport pour les mêmes bénéfices
Le cœur des femmes mieux protégé : deux fois moins de sport pour les mêmes bénéfices

Les chiffres sont implacables : une femme meurt toutes les sept minutes en France d’une maladie cardiovasculaire. Pourtant, selon une étude parue dans la revue Nature, les femmes auraient besoin de deux fois moins d’activité physique que les hommes pour réduire ces risques. En cause, des différences biologiques et hormonales qui leur offrent un avantage naturel face aux maladies du cœur. Les chercheurs ont établi qu’il fallait environ 250 minutes de sport par semaine aux femmes pour diminuer de 30 % le risque de pathologie coronarienne, contre 530 minutes pour les hommes. Ce décalage s’explique notamment par le rôle protecteur des œstrogènes, qui favorisent une meilleure élasticité des vaisseaux sanguins et une régulation plus efficace du métabolisme. Avant la ménopause, ces hormones constituent un véritable bouclier contre les infarctus et les accidents vasculaires.

Des muscles féminins plus économes en énergie

Les différences ne s’arrêtent pas là. Les femmes disposent aussi d’une composition corporelle et musculaire particulière. Le professeur Claire Mounier-Vehier, cardiologue au CHU de Lille, rappelle que la graisse féminine, souvent concentrée au niveau des cuisses et des fesses avant la ménopause, agit comme une réserve d’énergie protectrice. Ce type de graisse, moins nocif que celui qui se loge autour des organes, favorise la combustion des lipides pendant l’effort. Les fibres musculaires féminines consomment également davantage de graisses que celles des hommes pour une intensité équivalente. Ce métabolisme plus efficace explique pourquoi l’exercice modéré suffit souvent à produire les mêmes effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire.

La régularité, clé d’un cœur en bonne santé

Il n’est donc pas nécessaire de courir des marathons pour entretenir son cœur. L’étude souligne que la régularité prime sur la performance. Marcher d’un pas soutenu, pédaler, nager ou pratiquer le yoga environ quarante minutes par jour permet déjà de réduire significativement les risques. Chez les hommes, l’effort doit être doublé pour atteindre le même effet protecteur. Une inégalité biologique qui pourrait, paradoxalement, jouer en faveur des femmes si elles parviennent à maintenir une activité physique régulière tout au long de la vie. En somme, le secret d’un cœur en forme ne tient pas tant à la durée de l’effort qu’à la constance et à la compréhension des besoins spécifiques de chaque corps.

Que retenir rapidement ?

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