Un cas autochtone de chikungunya a été détecté pour la première fois en Charente, dans la commune de Val-de-Cognac, plus précisément à Saint-Sulpice-de-Cognac. Le patient, dont l’état de santé ne suscite pas d’inquiétude, n’avait pas voyagé en zone contaminée, ce qui confirme une transmission locale par moustique tigre. Selon l’Agence régionale de santé, le virus a été formellement identifié par le Centre national de référence des arbovirus. Il s’agit du troisième cas autochtone de chikungunya en Nouvelle-Aquitaine depuis le mois de mai, après des épisodes dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. La Charente rejoint ainsi les départements désormais exposés à un risque local de transmission du virus, porté exclusivement par les piqûres de moustiques infectés.
Des mesures immédiates contre la propagation
Une première opération de démoustication a été menée dans la nuit du 4 au 5 août à Val-de-Cognac. Une seconde est prévue ce vendredi à 23 heures. En parallèle, les agents procèdent à des prospections à domicile pour détruire les gîtes larvaires et limiter la présence du moustique tigre. Une enquête épidémiologique de terrain sera également conduite pour détecter d’éventuels cas passés inaperçus. Le chikungunya provoque, dans les deux à douze jours suivant la piqûre, des fièvres élevées, douleurs articulaires, maux de tête, nausées et parfois des éruptions cutanées. Bien que les formes graves soient rares, l’ARS rappelle que toute personne présentant ces signes doit consulter rapidement. Le maire de Val-de-Cognac, Jean-Luc Girardeau, assure que la situation est prise très au sérieux et se veut rassurant quant à la réactivité des autorités sanitaires.