Une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle a frappé l’Europe occidentale fin juin, causant la mort d’environ 2 300 personnes dans douze grandes villes, selon une analyse scientifique rapide publiée ce mercredi. L’étude, menée à la suite de la canicule qui s’est achevée le 2 juillet, souligne une fois de plus les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la santé publique.
Les chercheurs ont concentré leur analyse sur une période de dix jours, au cours de laquelle les températures ont dépassé les 40°C dans plusieurs régions, notamment en Espagne, où des records ont été atteints, et en France, où des feux de forêt ont ravagé plusieurs hectares. Des villes comme Madrid, Paris, Rome ou encore Lisbonne figurent parmi les zones les plus durement touchées.
Les décès recensés sont attribués à des causes liées à la chaleur, comme les coups de chaleur, les défaillances cardiaques et les pathologies respiratoires aggravées. Les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques comptent parmi les victimes les plus vulnérables. Selon les scientifiques, ce bilan est très probablement sous-estimé, des données complètes n’étant pas encore disponibles pour certaines régions.
Cette étude intervient alors que l’Europe connaît des étés de plus en plus extrêmes, marqués par des épisodes de chaleur prolongée, des sécheresses sévères et des incendies de plus en plus fréquents. Selon les climatologues, le changement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre accroît non seulement la fréquence de ces vagues de chaleur, mais aussi leur intensité.
Les autorités sanitaires européennes sont de plus en plus confrontées à la nécessité d’adapter les infrastructures et les systèmes de santé pour faire face à ces événements. Des plans d’urgence, incluant des alertes canicule, la distribution d’eau, et l’ouverture de centres de rafraîchissement, ont été déclenchés dans plusieurs pays, mais ces mesures restent insuffisantes face à la vitesse à laquelle les températures extrêmes deviennent la norme.
Ce nouveau bilan macabre ravive le souvenir des précédentes vagues de chaleur meurtrières sur le continent, comme celle de 2003, qui avait causé plus de 70 000 décès. Pour les scientifiques, il est urgent de renforcer les politiques de lutte contre le changement climatique tout en protégeant davantage les populations les plus à risque.