Botulisme – trois nouveaux cas graves après des injections illégales de botox
Botulisme – trois nouveaux cas graves après des injections illégales de botox

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a relancé, jeudi 23 octobre, son alerte sur les injections illégales de toxine botulinique, plus connue sous le nom de botox. Trois nouvelles personnes ont été hospitalisées en soins intensifs après avoir présenté des symptômes sévères de botulisme, une maladie neurologique rare mais potentiellement mortelle.

Des injections réalisées hors du cadre médical

Les trois cas récents concernent des patients ayant subi des injections esthétiques pratiquées par des personnes non habilitées, souvent en dehors de tout cadre médical. Selon l’ANSM, les victimes ont développé des troubles respiratoires graves nécessitant une prise en charge urgente. Ce nouvel épisode rappelle celui de l’été dernier, où huit cas similaires avaient déjà été recensés entre août et septembre 2024. « Ces injections sont effectuées par des individus non formés et mettent directement en danger la santé de leurs clients », avertit l’agence. En cause, des produits achetés sur Internet, souvent contrefaits, ne respectant ni les normes pharmaceutiques ni les dosages sécurisés. Mal administrée ou injectée à des doses incontrôlées, la toxine botulinique peut entraîner une paralysie musculaire étendue, voire le décès.

Des produits contrefaits et des pratiques clandestines

L’ANSM souligne que les produits injectés par des non-professionnels sont fréquemment falsifiés. Ces préparations circulent hors du circuit pharmaceutique et ne garantissent aucune conformité en matière de sécurité. À la paralysie s’ajoutent alors d’autres risques graves : infections, nécroses cutanées, allergies, voire atteintes neurologiques irréversibles. Les autorités rappellent que les injections de botox doivent être réalisées exclusivement par des médecins qualifiés, dans un cadre médical stérile. Toute pratique à domicile, en institut de beauté ou lors d’événements promotionnels est illégale.

Des signaux d’alerte à ne pas ignorer

Pour éviter les drames, l’ANSM conseille de refuser toute injection proposée par une personne non diplômée en médecine. Méfiance également face aux offres à bas prix circulant sur les réseaux sociaux ou les sites étrangers : en France, la publicité pour ce type de traitement, soumis à prescription médicale, est strictement interdite. Les autorités sanitaires appellent enfin les victimes ou témoins de pratiques suspectes à les signaler immédiatement. Car derrière la promesse d’un visage rajeuni, se cache parfois une injection illégale qui peut, littéralement, coûter la vie.

Que retenir rapidement ?

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a relancé, jeudi 23 octobre, son alerte sur les injections illégales de toxine botulinique, plus connue

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