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Procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty : 20 ans de réclusion requis contre les instigateurs de la campagne de haine

À Paris, ce vendredi, le parquet général a demandé des peines de 20 ans de réclusion criminelle contre Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, rejugés pour leur rôle dans la diffusion d’une campagne de haine en ligne qui a précédé l’assassinat de Samuel Paty. Ces réquisitions ont été prononcées devant la cour d’assises spéciale de Paris après plusieurs semaines d’audiences.

L’accusation reproche aux deux hommes d’avoir, par leurs publications et prises de parole, contribué à une atmosphère de haine ciblée contre Paty, assassiné le 16 octobre 2020 par un jihadiste tchétchène après qu’il ait montré des caricatures du Prophète Mahomet à ses élèves dans un cours sur la liberté d’expression. Selon le parquet, leurs actions ont « créé les conditions d’un passage à l’acte terroriste », justifiant des peines plus sévères que celles prononcées en première instance.

Des condamnations plus lourdes en appel

En première instance, Chnina, père d’une collégienne ayant menti sur le cours de Paty, avait été condamné à 13 ans de réclusion criminelle, et Sefrioui, militant islamiste, à 15 ans pour leur participation à une association de malfaiteurs à caractère terroriste liée à la campagne de haine. Tous deux ont interjeté appel, et le parquet a demandé que la peine soit assortie d’une période de sûreté des deux tiers, limitant toute possibilité d’aménagement de peine, avec une peine pouvant atteindre 30 ans selon la qualification retenue.

D’autres protagonistes rejugés

Le procès en appel concerne également deux proches de l’auteur de l’assassinat, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés en première instance à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat. Le parquet général a évoqué pour eux des peines encore plus sévères, pouvant aller jusqu’à la perpétuité, en raison de leur rôle dans la préparation et l’exécution du crime.

Le verdict est attendu pour le lundi 2 mars.

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