Retailleau
Retailleau

Bruno Retailleau jette de l’huile sur le feu dans les relations franco-algériennes. Invité sur Sud Radio, le ministre de l’Intérieur a dénoncé l’attitude hostile d’Alger, qui refuse de reprendre ses ressortissants expulsables. Il accuse directement le président algérien Abdelmadjid Tebboune d’avoir une seule obsession : obtenir sa démission. « Je fais la une des journaux en Algérie avec des articles agressifs », affirme-t-il, dénonçant une attaque en règle contre lui.

Face à cette crise diplomatique, le gouvernement a enclenché une « riposte graduée » avec la suspension des accords de visa de 2007 et envisage d’aller plus loin. Le gel des visas, des transferts de fonds et la suppression des avantages accordés aux Algériens depuis 1962 sont sur la table. Retailleau avertit : « Nous ne voulons pas la guerre avec l’Algérie, c’est elle qui nous agresse ! »

La tension est à son comble après l’attentat de Mulhouse, perpétré par un Algérien sous OQTF, que la France avait tenté d’expulser à 14 reprises. Retailleau se veut intransigeant : « Je ne veux pas que cela se reproduise. » Il met en garde contre tout relâchement du gouvernement sur ce dossier et laisse planer la menace d’une démission s’il devait faire face à des obstacles mettant en péril la sécurité des Français.

Alors que l’Algérie campe sur ses positions et rejette toute « intimidation » de Paris, Emmanuel Macron tente d’apaiser les tensions en parlant de « renégociation » plutôt que de rupture avec Alger. Une ligne qui pourrait bien accentuer la fracture au sein du gouvernement, où Retailleau incarne le camp de la fermeté absolue.

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