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Richard Ferrand a obtenu l’aval des commissions des lois du Parlement pour prendre la tête du Conseil constitutionnel, mais à une voix près seulement. Ancien président de l’Assemblée nationale et proche d’Emmanuel Macron, il a fait face à une opposition marquée, notamment de la gauche et des Républicains, tandis que l’abstention des députés du Rassemblement national a joué en sa faveur.

Après ses auditions devant les commissions des lois du Sénat et de l’Assemblée nationale, 97 parlementaires se sont exprimés. Ferrand a recueilli 39 votes favorables, tandis que 58 voix se sont opposées à sa nomination. Cependant, le seuil des trois cinquièmes nécessaires pour bloquer sa candidature – réduit à 59 voix en raison des abstentions – n’a pas été atteint.

Ce vote serré a immédiatement suscité des réactions. Plusieurs figures de l’opposition dénoncent un manque de légitimité pour une institution aussi centrale. « Un président si mal élu n’aura-t-il pas un problème de crédibilité ? » s’interrogent certains parlementaires, alors que Ferrand a tenté de rassurer en insistant sur son indépendance.

D’un point de vue légal, aucune contrainte ne s’oppose désormais à sa nomination par Emmanuel Macron. Ce dernier n’a pas de délai imposé pour officialiser la décision, mais les critiques sur une nomination jugée politique risquent d’alimenter les débats dans les prochains jours.

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