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En marge du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron s’est exprimé ce samedi sur la fermeture imminente de C8 et NRJ12, assurant que cette décision relevait uniquement du cadre légal et non d’une volonté politique. Le président a rappelé que l’attribution des fréquences de la TNT relevait de l’Arcom, autorité administrative indépendante, et non de l’arbitraire gouvernemental.

Il a souligné que la loi prévoyait un processus d’évaluation des chaînes candidates, basé sur un cahier des charges strict et contrôlé par la justice. « Il y a un droit au recours, et ce sont les juges qui ont validé cette décision », a-t-il précisé. La plus haute juridiction administrative, le Conseil d’État, a en effet rejeté les recours déposés par le groupe Canal+ et NRJ Group, validant ainsi leur éviction du paysage audiovisuel hertzien.

C8 et NRJ12 doivent cesser d’émettre sur la TNT dès le 28 février, laissant place à deux nouvelles chaînes : T18, lancée en juin par CMI France, et une chaîne du groupe Ouest-France attendue en septembre. Cette décision, qualifiée « d’incompréhensible » par Canal+, menace 400 emplois.

Emmanuel Macron a tenu à exprimer sa « pensée pour les collaboratrices et collaborateurs impactés », espérant qu’ils pourront retrouver un avenir professionnel. Il a insisté sur la nécessité pour chacun de respecter son rôle, affirmant que l’État n’avait pas vocation à s’immiscer dans les décisions du régulateur.

Cette mise au point intervient alors que la fermeture de C8 suscite de vives réactions, notamment du côté des partisans de Cyril Hanouna, qui y voient une manœuvre politique contre une chaîne perçue comme proche de certaines sensibilités conservatrices. Pour l’exécutif, il s’agit avant tout d’un arbitrage réglementaire dans un secteur en mutation.

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