Ukraine - Le Kremlin affirme que «les ultimatums sont inacceptables.» Macron répond: «Soit la Russie veut la paix, soit elle n'est pas sérieuse et nous devons sanctionner davantage!»
Ukraine - Le Kremlin affirme que «les ultimatums sont inacceptables.» Macron répond: «Soit la Russie veut la paix, soit elle n'est pas sérieuse et nous devons sanctionner davantage!»

La perspective d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine semble s’éloigner davantage après une déclaration ferme du Kremlin. Ce lundi, Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a vivement critiqué l’ultimatum posé par Kiev et soutenu par plusieurs capitales européennes, qui exige de Moscou un arrêt des hostilités pour une durée de 30 jours, condition préalable à l’ouverture de négociations directes sur l’avenir du conflit.

« Le langage des ultimatums est inacceptable pour la Russie, il ne convient pas. On ne peut pas parler ainsi à la Russie », a martelé Peskov lors de son point presse quotidien. Une formule cinglante qui illustre le refus catégorique du Kremlin de se plier à ce qu’il perçoit comme une pression unilatérale.

L’initiative occidentale, portée notamment par Paris, Berlin et Varsovie, visait à créer une fenêtre humanitaire et diplomatique dans un conflit qui, après plus de trois ans, continue de causer d’importantes pertes humaines et matérielles. Les responsables européens espéraient qu’un cessez-le-feu limité dans le temps permettrait d’amorcer un dialogue plus constructif, à l’abri des combats.

Mais côté russe, la proposition est interprétée comme un diktat incompatible avec les intérêts de Moscou. « Il est hors de question d’accepter des conditions imposées de l’extérieur », a insisté un diplomate russe sous couvert d’anonymat, accusant les alliés occidentaux de « travestir la réalité du terrain et de négliger les revendications légitimes de la Russie ».

Kiev déplore cette réaction

À Kiev, on déplore cette réaction. Un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que « la Russie refuse une opportunité de paix », soulignant que « l’offre de cessez-le-feu visait à sauver des vies, pas à imposer une reddition ».

Sur le terrain, les combats se poursuivent dans plusieurs régions de l’est et du sud de l’Ukraine, tandis que la communauté internationale redoute un enlisement durable. L’ONU a appelé toutes les parties à « faire preuve de retenue » et à « saisir toute opportunité de désescalade ».

Macron s’énerve

De son côté, Emmanuel Macron a affirmé : « Soit la Russie de Mr. Poutine est sérieuse et veut la paix, soit elle n’est pas sérieuse et nous devons sanctionner encore davantage ».

Alors que les canaux diplomatiques semblent se refermer, la perspective de pourparlers directs entre Moscou et Kiev reste incertaine. La fermeté des positions de part et d’autre illustre la complexité d’un conflit où la guerre des mots semble, elle aussi, loin de s’apaiser…

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