Tensions Inde-Pakistan : Islamabad nie la tenue d'une réunion de l'autorité nucléaire après une offensive militaire
Tensions Inde-Pakistan : Islamabad nie la tenue d'une réunion de l'autorité nucléaire après une offensive militaire

Alors que les tensions s’intensifient entre l’Inde et le Pakistan après une opération militaire pakistanaise menée tôt samedi contre des positions indiennes, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a affirmé qu’aucune réunion de l’Autorité de commandement national (ACN) n’avait eu lieu ni n’était prévue. Cette instance stratégique supervise l’arsenal nucléaire du pays, et sa convocation est généralement perçue comme un signal d’alerte élevé dans les relations conflictuelles entre les deux puissances nucléaires.

Dans une déclaration à la chaîne ARY TV, le ministre a précisé : « Aucune réunion de l’Autorité de commandement national n’a eu lieu, et aucune réunion de ce type n’est prévue. » Cette prise de parole contredit toutefois une précédente communication de l’armée pakistanaise selon laquelle le Premier ministre aurait ordonné la convocation des autorités concernées.

Le flou autour de la mobilisation de cette autorité clé intervient alors que la situation reste extrêmement volatile dans la région, avec de lourds bilans humains et matériels signalés des deux côtés de la frontière. Des images relayées samedi montrent des véhicules détruits à Rehari, dans le secteur de Jammu, après les frappes pakistanaises.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a, pour sa part, laissé entrevoir une possibilité d’apaisement, déclarant sur une chaîne locale que si l’Inde mettait fin à ses actions militaires, « nous envisagerions de nous arrêter ici ». Une déclaration interprétée comme une ouverture à une désescalade conditionnelle.

Les États-Unis ont exprimé leur vive préoccupation. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, s’est entretenu séparément avec le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, et avec le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar. Washington appelle les deux parties à faire preuve de retenue et à « rétablir une communication directe pour éviter les erreurs de calcul », selon un communiqué du département d’État.

Cette nouvelle flambée de violence entre l’Inde et le Pakistan fait craindre une aggravation rapide du conflit, dans une région déjà marquée par des décennies de tensions militaires et diplomatiques récurrentes.

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