La Chine a exprimé jeudi son soutien au Venezuela face au blocus imposé par les États-Unis sur les pétroliers sous sanctions entrant et sortant du pays, tout en s’abstenant de prendre le moindre engagement d’aide concrète. Pékin a dénoncé ce qu’il qualifie d’« intimidation unilatérale » de la part de Washington, dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes autour de Caracas.
Cette réaction intervient après la décision du président américain Donald Trump d’ordonner le blocus de tous les pétroliers sanctionnés liés au Venezuela, une mesure visant à accentuer la pression sur le gouvernement du président Nicolas Maduro en s’attaquant directement à sa principale source de revenus, le pétrole. Les États-Unis entendent ainsi durcir leur stratégie pour isoler davantage le régime vénézuélien.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que Pékin s’opposait fermement aux sanctions unilatérales et aux mesures coercitives qui ne reposent pas sur le droit international. Le chef de la diplomatie chinoise s’est entretenu par téléphone avec son homologue vénézuélien afin d’exprimer la position de la Chine et son attachement au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États.
Toutefois, la Chine n’a pas précisé quelles formes pourrait prendre un éventuel soutien au Venezuela. Aucune annonce n’a été faite concernant une aide financière, énergétique ou diplomatique renforcée, ni sur une quelconque protection offerte à Nicolas Maduro face à l’offensive américaine. Cette prudence contraste avec la fermeté du discours officiel.
La situation suscite par ailleurs des appels à l’apaisement sur la scène internationale. Les Nations Unies, ainsi que plusieurs pays, ont exhorté les parties à la désescalade et au dialogue, redoutant que le durcissement des sanctions n’aggrave la crise économique et humanitaire que traverse déjà le Venezuela.
En affichant un soutien politique sans s’engager davantage, Pékin cherche à maintenir un équilibre délicat : critiquer l’approche américaine tout en évitant une confrontation directe ou des engagements susceptibles d’alourdir les tensions géopolitiques. Cette posture illustre les limites du soutien chinois à Caracas, alors que la pression internationale sur le Venezuela continue de s’intensifier.