La Suisse a annoncé samedi la reprise, la semaine prochaine à Genève, des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, dans un contexte de fortes tensions autour du programme nucléaire iranien. Washington pousse Téhéran à conclure un accord visant notamment à limiter ses activités nucléaires.
« Je confirme que le sultanat d’Oman accueillera la semaine prochaine à Genève des discussions entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse salue et soutient ces pourparlers », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères, sans préciser de date exacte.
Berne a également indiqué se tenir prête à offrir ses « bons offices » pour faciliter le dialogue. Le ministère a précisé être en contact avec les parties et avoir réaffirmé sa disponibilité à soutenir toute initiative diplomatique visant à promouvoir la désescalade.
Ces discussions font suite à une première rencontre organisée à Oman le 6 février entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, accompagné de Jared Kushner, gendre du président américain. Selon les informations disponibles, ces échanges s’étaient tenus de manière indirecte, sous médiation omanaise.
Donald Trump a récemment intensifié ses menaces militaires contre l’Iran, en mettant particulièrement en avant la question nucléaire. Les forces américaines avaient déjà frappé des installations en juillet dernier lors de la guerre israélo-iranienne de douze jours. Vendredi, le président américain a même évoqué ouvertement un renversement du pouvoir à Téhéran, estimant que « ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », peu après avoir confirmé l’envoi prochain d’un second porte-avions américain dans la région.
La Suisse joue depuis des décennies un rôle central dans les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran. Pays neutre, elle représente les intérêts américains en Iran depuis la rupture des relations entre Washington et Téhéran après la crise des otages de 1980, un an après la révolution iranienne. L’ambassade suisse à Téhéran assure notamment les démarches consulaires et la protection des citoyens américains en Iran, permettant le maintien d’un canal diplomatique minimal entre les deux pays.